À Riom, dans le Puy-de-Dôme, Yannick Laridon a opéré un virage professionnel radical. Ancien chercheur en biologie, il a délaissé les éprouvettes pour se consacrer à sa passion de toujours : l’entretien et la réparation des accordéons.
C’est un changement de vie qui s’écoute autant qu’il se raconte. Installé au sein du tiers-lieu Aesus à Riom, Yannick Laridon passe désormais ses journées entouré de lames, de cuirs et de sommiers. Pourtant, rien ne le destinait initialement à l’artisanat d’art. Pendant des années, c’est dans le silence des laboratoires de recherche scientifique qu’il a exercé ses talents.
Une expertise certifiée par l’ITEMM
Si le passage de la biologie moléculaire à l’accordage peut paraître surprenant, pour Yannick Laridon, les deux mondes partagent une exigence commune : la précision chirurgicale. Fort de 25 ans de pratique musicale sur scène, ce passionné a décidé de transformer son amour pour l’instrument en une véritable expertise technique.
Pour asseoir ses compétences, il a suivi le cursus d’excellence de l’ITEMM (Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique). Ancien élève de cette institution prestigieuse, il en est ressorti diplômé en 2023, une étape clé qui lui permet aujourd’hui d’allier sa rigueur scientifique à un savoir-faire artisanal reconnu.
Un atelier de soins complets
Dans son atelier, Laridon Accordéons, il accueille des musiciens de tous horizons pour redonner du souffle à leurs instruments diatoniques et chromatiques. Son offre de services est vaste :
Réparations structurelles : colmatage des fuites d’air du soufflet, réparation de la mécanique des touches.
Accordage de précision : un travail minutieux sur les anches pour garantir une justesse parfaite.
Entretien et restauration : pour préserver la longévité des instruments anciens ou malmenés par le temps.
Un ancrage local au tiers-lieu Aesus
En choisissant le tiers-lieu Aesus pour établir ses quartiers, Yannick Laridon s’inscrit dans une dynamique de partage et de proximité. Ce lieu, dédié à la collaboration et à l’innovation sociale, correspond parfaitement à sa vision du métier : un artisanat accessible, humain et ancré dans le territoire auvergnat.
Pour ce chercheur repenti, le succès ne se mesure plus en publications scientifiques, mais à la pureté de la note qui s’échappe de l’instrument lorsqu’il le rend à son propriétaire.
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