Avec 15 diplômes et spécialités préparés, la France possède une très importante offre de formation dans les secteurs de la maintenance, de l’accord, de la réparation, de la fabrication, de la commercialisation et de la distribution des instruments de musique. L’Itemm propose 11 diplômes et spécialités et constitue, à ce titre, l’un des plus grands centres européens de formation aux métiers de la facture instrumentale.

L’apprentissage permet d’acquérir les savoirs théoriques et pratiques nécessaires à l’exercice de la profession tout en se familiarisant au quotidien avec le monde de l’entreprise. Il existe trois niveaux de formation en apprentissage pour développer ses compétences :

CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle)

Le CAP est le premier niveau de qualification. Dans l’entreprise, ce diplôme correspond aux qualifications d’un poste de réparateur disposant des bases techniques du métier. Il s’agit d’un diplôme niveau V délivré par le ministère de l’Education Nationale. A l’Itemm, le diplôme préparé propose plusieurs options : CAP Assistant Technique en Instruments de Musique option piano, instruments à vent, guitare ou accordéon. Plus d’informations sur les différentes formations disponibles sur cette page.

BMA (Brevet des Métiers d’Art)

Le BMA représente le deuxième niveau de qualification. Le titulaire de ce diplôme peut exercer une fonction de technicien spécialisé pouvant travailler de manière plus autonome au sein de l’entreprise. Il s’agit d’un diplôme de niveau IV (baccalauréat de la filière métiers d’art) délivré par le ministère de l’Education Nationale. Le BMA poursuit les apprentissages dispensés en CAP d’Assistant technique en instruments de musique dans la même option et ne peut donc être préparé qu’après l’obtention du CAP. Le BMA technicien en facture instrumentale existe pour les options piano, instruments à vent, guitare ou accordéon. Tous les détails sur les formations ici.

DMA (Diplôme des Métiers d’Art)

Le DMA représente le troisième niveau de qualification du cursus des métiers d’art. Dans une entreprise, il peut donner accès à des fonctions de responsable de fabrication, de conception, de maintenance ou de restauration d’instruments de musique. Délivré par l’Éducation Nationale (niveau III – Bac+2), ce diplôme peut être préparé avec une option piano, instruments à vent, guitare ou accordéon. Pour suivre cette formation d’une durée de deux ans, il faut justifier d’un BMA de la même option. Tous les détails sont disponibles sur cette page.

La filière instrumentale propose une multitude de carrières. Plusieurs corps de métiers se recoupent pour en constituer le tissu : industriels, artisans, fabricants, magasins spécialisés, magasins généralistes, etc. On comptabilise à ce jour environ 2500 entreprises concernées en France, soit environ 10 à 12 000 emplois.

En moyenne 80 % des élèves de l’Itemm, toutes filières confondues trouvent un emploi dans les trois mois à la sortie du diplôme.

Les entreprises de la filière instrumentale sont majoritairement artisanales, notamment dans le secteur de la fabrication. Bien souvent, une seule personne assume l’ensemble des activités de la structure, de la fabrication, ou maintenance des instruments aux démarches commerciales, en passant par la gestion administrative et comptable. Créer de tels ateliers nécessite un parcours professionnel complémentaire à l’issue de la période de formation, le positionnement des diplômes ne permettant pas d’acquérir l’expérience suffisante immédiatement.

Les quelques industriels et grands ateliers de fabrication (Selmer, Buffet Crampon, Rigoutat, Maugein, Leblanc, Pleyel, Camac Harpes, Lorée de Gourdon, etc.) ont en moyenne quelques dizaines, voire quelques centaines de salariés pour les plus importantes. Dans ces entreprises, des postes spécialisés de montage, de finition, de réglage, d’accord sont accessibles et permettent une progression interne intéressante.

Il est important d’identifier les métiers liés aux logiques de réparation et de maintenance au sein même des magasins de musique. La réalité du secteur ne réside plus seulement dans la fabrication artisanale ou semi-industrielle mais dans l’existence de structures ayant une activité « mixte », à la fois commerciale (vente, location, accessoires) et artisanale (réparation, entretien courant, accord en atelier ou en clientèle). Dans ces magasins, le besoin de techniciens spécialisés est croissant et constitue une piste essentielle pour entrer dans le métier.

Cette filière des métiers d’art nécessite d’acquérir une expérience significative avant d’accéder à un poste spécialisé ou de pouvoir créer sa propre entreprise. Pour les plus jeunes, la formation en apprentissage est en cela une orientation à privilégier. Une fois dans le métier, suivre des stages de spécialisation permet également de se perfectionner et d’acquérir des savoir-faire techniques.